Thématiques – 2012

Journées TICE-Alpes, juin 2012

Avec la participation de Marcel Lebrun et de Philippe Meirieu

L’université de Grenoble organise, les 28 et 29 juin 2012 à l’université Stendhal, des Journées de mise en valeur et de partage des pratiques pédagogiques appuyées sur les TICE.

Ces journées, ouvertes à tous les enseignants chercheurs du PRES Université de Grenoble, ainsi qu’aux doctorants et étudiants de master et aux enseignants des écoles, collèges et lycées intéressés par la thématique, ont trois objectifs principaux :

  • donner plus de visibilité aux nombreuses initiatives pédagogiques dans le domaine des TICE qui ont cours au sein du PRES Université de Grenoble et de l’académie de Grenoble ;

  • encourager une dissémination et une mutualisation des bonnes pratiques en matière d’usages pédagogiques des TICE (effet « tâche d’huile ») ; à ce titre, ces Journées ont une vocation de formation ;

  • renforcer le lien entre pratiques de terrain, formation et recherche en technologies éducatives, en favorisant la création de réseaux, voir de communautés de pratiques, conformément aux missions du Centre de Recherche Action Formation en Technologie Educative (CRAFTE), dont la création est prévue dans le cadre du Plan Campus.

La thématique choisie pour ces Journées est volontairement très large : « Temps de la technologie, temps de la pédagogie ». L’idée est de souligner le décalage parfois abyssal entre le rythme effréné des avancées technologiques et l’évolution forcément bien plus lente de l’intégration pédagogique des TIC. La veille rendue indispensable par cette fuite en avant technologique peut être très coûteuse en temps si elle n’est pas mutualisée. Néanmoins, et sans verser dans le technocentrisme, il faut reconnaître que chaque nouvel outil, chaque nouvelle ressource en ligne peut susciter la créativité et inspirer la conception de scénarios pédagogiques originaux (on pense par exemple aux enseignants du primaire qui exploitent Twitter dans la pratique de la lecture). L’idée de « temps » renvoie également à la dimension parfois chronophage des initiatives exploitant les technologies : quel temps est investi pour aboutir à quel résultat en termes d’efficacité pédagogique ? Comment mieux reconnaître le temps passé par les enseignants et par les étudiants ? Elle renvoie enfin à la nécessaire prise en compte de la dimension chronologique de tout scénario pédagogique, des espaces-temps au sein desquels les scénarios sont programmés.

Par ailleurs, et quelle que soit la technologie et les modalités utilisées (lieux, rythmes, supports), n’existe-t-il pas un certain nombre d’invariants pédagogiques, peu susceptibles d’évoluer dans le temps : la centralité des tâches pour s’approprier les objets de connaissance, l’intérêt du travail collectif (échanges par forum, travail collaboratif en groupes restreints, communautés de pratique en formation d’enseignants), la pédagogie de projet, la nécessaire autonomisation des étudiants (apprentissage autodirigé), etc.