Archive(s) de avril 2011

Le Coucou, roi des escrocs!

Mardi 26 avril 2011

Bienvenue à vous, cette semaine je vous ai promis un article sur un oiseau dont vous deviez chercher la particularité. Vous vous souvenez, le Coucou! Comment ça non, vous n’avez pas trouvé?! J’espère que vous avez au moins retenu le nom de l’insecte de la semaine dernière…La Coccidelle? Non. Euh, la Cicanelle? Non plus. La Cicadelle? Oui! J’ai cru que vous ne vous en rappeliez plus.

Coucou gris (le plus courant en Europe) by Gabriel Buissart

Enfin bref, aujourd’hui, le Coucou est au centre de toute notre attention. Oiseau migrateur,  on le rencontre dans nos contrées vers la mi-avril où il annonce sa présence en chantant à tue-tête. Pourtant, bien que très connu pour son chant annonciateur du printemps, le Coucou est généralement inconnu de visu pour la plupart des personnes. Qui peut se vanter d’en avoir aperçu un? Peu de monde… Car bien qu’il clame sa présence à qui veut l’entendre, il sait rester discret.

Mais, la plus grande particularité du Coucou (et donc la raison de cet article) est que cet oiseau ne construit pas de nids. En bon fainéant, il préfère profiter du travail des autres et, pour faire simple, il choisit de berner son monde en pondant dans le nid d’un autre oiseau, souvent bien plus petit!

Pour cela, lorsque l’oiseau à piéger quitte son nid, le Coucou en profite pour voler un de ses œufs (et oui, les oiseaux comptent les œufs…), pondre le sien et s’envoler au loin sans jamais revoir sa progéniture qui sera amoureusement couvée par ses parents adoptifs.

Mais le vice de cette espèce ne s’arrête pas là, car lorsque le petit Coucou nait, sa première intuition est d’expulser les autres œufs ou oisillons hors du nid afin de le garder pour lui tout seul et se faire chouchouter par ses parents adoptifs qui, sans relâche, nourriront ce glouton qui finira par atteindre jusqu’à 10 fois leur taille…

Rousserolle effarvatte nourrissant un poussin de Coucou gris (by H. Olsen)

La nature est donc aussi belle pour le Coucou qu’elle peut être cruelle pour d’autres.

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Drôle de cocon!

Lundi 18 avril 2011

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous emmène une fois de plus en excursion dans nos campagnes à la découverte d’un insecte méconnu qui vous a surement dégouté, à tort, plus d’une fois. Comment ça dégouté?! Je vous vois venir, vous à qui, depuis la découverte de ce blog, rien ne fais plus peur…

Ce petit insecte proche des cigales d’une taille de l’ordre d’1cm s’appelle la Cicadelle écumeuse et c’est à cette époque de l’année que l’on peut découvrir son étonnante particularité, alors ouvrez bien vos yeux lors de vos prochaines balades.

Cicadelle écumeuse (©Entomart.ins)

En effet, au printemps, vous avez surement déjà remarqué ces amas écumeux que l’on trouve dans l’herbe ou sur les branches des arbres et qui ressemblent à s’y méprendre à un crachat, non? Mais si, mais si, réfléchissez bien vous avez forcément déjà vu ça, cet amas visqueux que nos aïeuls appellent communément « crachats de coucou », hors ce pauvre oiseau n’y est strictement pour rien, bien que celui ci présente une curiosité dont je vous ferais part dans mon prochain article…

« Crachat de Coucou » (© Romain Daugeron)

Mais revenons à nos moutons, euh cicadelles. Ces dernières sont bien à l’origine de ces « crachats » mais il ne s’agit pas de ce que vous croyez. Ces petits bulles écumeuses sont en réalité le couffin de leurs larves. Il permet de les protéger des parasites qui voudraient les embêter mais aussi d’éviter qu’elles ne se dessèchent. Ce cocon agit en quelque sorte comme une climatisation. Et en écartant délicatement la substance avec un brin d’herbe vous y découvrirez une petite larve qui se nourrit de la sève du végétal sur lequel elle se trouve.

Finalement, pas de quoi en faire un drame, vous savez désormais ce que sont ces petits crachats totalement inoffensifs. Maintenant à vous de jouez et de découvrir quelle est la particularité du Coucou dont je vous parlerais la prochaine fois…

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Le bandit masqué

Mercredi 13 avril 2011

Ces derniers jours, sous la pression exercé par le beau temps dehors, je n’ai pu m’empêcher de m’accorder une journée de détente et de verdure. Pour la première fois depuis des semaines, j’ai mis de côté tous mes dossiers et autres travaux universitaires pour aller me balader dans nos belles contrées françaises. Rien de tel pour trouver l’inspiration en vue d’un nouvel article car cette fois-ci, après quelques espèces exotiques, j’ai choisi de vous faire découvrir des petites curiosités qui nous sont proches et que vous pourrez vous même observer lors de vos prochaines sorties nature. En effet, pourquoi aller chercher des curiosités à l’autre bout du monde quand celles ci se présentent juste sous notre nez?

Pour accompagner l’arrivée des beaux jours, j’ai choisi de me pencher sur le cas d’une espèce migratrice qui séjourne en France durant l’été et au comportement ô combien étrange : la pie grièche écorcheur.

Pie grièche écorcheur (by Julien Laignel)

Bien que portant un nom plutôt barbare, cet oiseau, aussi grand qu’un merle, est en fait très élégant avec ses allures de bandit masqué. Mais le plus intéressant, c’est son comportement assez fascinant. Je m’explique. Lorsque je l’ai découvert, il y a maintenant quelques années, je me promenais le long d’une haie épineuse quand son cri particulier, un TCHAK agressif et répété sans cesse, m’a pour le moins surpris. Une fois l’oiseau repéré, je me suis ensuite approchée discrètement pour le prendre en photo et ce que j’aperçus dans la haie me déconcerta : de nombreux insectes étaient tout bonnement plantés sur les épines des arbres. Sur le coup je me suis demandé qui pouvait bien faire ça et j’ai eu ma réponse assez rapidement quand je vis cette fameuse pie grièche écorcheur empaler une guêpe sous mes yeux…

Plus tard, j’ai appris que ces endroits particuliers constituant leur garde-manger, sont communément appelé « lardoir » et que cette même pie grièche, dont le régime alimentaire est principalement constitué d’insectes est aussi capable d’attraper des lézards, voir de jeunes oiseaux ou des petits rongeurs afin de leur réserver le même sort… On a quand même connu plus alléchant comme garde-manger!

Mais si vous découvrez un jour, au coin d’une haie ou d’un fil barbelé, cette étrange vision, n’hésitez pas à regarder autour de vous et à tendre l’oreille, peut être aurez vous la chance de voir ce magnifique oiseau (présent en France de mai à septembre), signe d’un milieu sain et riche en insectes.

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Une chenille pas comme les autres!

Vendredi 8 avril 2011

Chers lecteurs, bien que mon emploi du temps soit actuellement très chargé, je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir une nouvelle espèce extraordinaire : le Grand Mormon.

Menant une vie paisible en Asie du Sud-Est, ce Grand Mormon, dont le nom n’est pas très parlant est en fait un papillon. Mesurant environ 10 cm d’envergure, il ne présente jusque là rien d’extraordinaire et, bien qu’élégant, sa forme adulte me laisse de marbre. Cependant, s’il figure sur ce blog, vous vous doutez bien qu’il nous cache une particularité bien curieuse.

Grand Mormon (by Antoine Taveneaux)

Cette particularité, vous l’avez compris, ne se trouve pas lorsqu’il se trouve sous forme adulte mais bel et bien lorsqu’il n’est encore qu’une toute petite, frêle et innocente chenille. En effet, il est d’usage de penser que les chenilles ne sont qu’une étape pour le moins inesthétique dans la croissance des papillons. Certaines ont même tendance à adopter des couleurs ternes pour se fondre dans le paysage, elles pratiques ce qu’on appelle du mimétisme. La chenille qui nous intéresse aujourd’hui est même très forte à ce petit jeu. Pour éviter de se dévorer par les oiseaux, elle imite leurs propres déjections (pour voir une photo, suivez ce lien).

Mais cette chenille fait encore plus fort! Lorsqu’elle est trop grosse pour rester crédible sous son premier déguisement, elle abandonne la stratégie de camouflage elle se met à ressembler à s’y méprendre à un serpent pour effrayer les oiseaux…Brrrr, ça en ferait froid dans le dos…

Et encore une fois, ça ne s’arrête pas la, la chenille du Grand Mormon est pleine de ressources. Figurez-vous que lorsque qu’un oiseau téméraire va tout de même la taquiner, elle sort brusquement son arme secrète : un organe rouge et fourchu laissant furieusement penser à la langue du reptile qu’elle imite!! Avec un tel effet de surprise, la chenille du Grand Mormon fait déguerpir en moins de 2 les derniers agresseurs. Autant dire qu’elle doit faire sursauter bien des oiseaux.

Pour voir des photos, rendez-vous à l’adresse suivante,  les photos sont vraiment très belles.

Allez, sur cette nouvelle découverte riche en surprise, je vous laisse profiter des photos et vous souhaite une bonne journée!

A bientôt pour d’autres curiosités.

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Drôle de vie dans les mangroves

Dimanche 3 avril 2011

Aujourd’hui, je vous propose de repartir en voyage et de faire escale sur la côte du pays tropical de votre choix à la rencontre d’un milieu particulier, mais surtout d’une espèce particulière…

Le mystère n’étant pas mon genre, le milieu dont je vous parle est la mangrove. Ce milieu ressemble à une grande forêt située sur la zone de balancement des marées. Une partie de la végétation est alors souvent immergée, c’est pourquoi, pour réussir à capter de l’oxygène, les arbres qui vivent ici possèdent de grandes racines aériennes.

Mangrove (by US National Oceanic and Atmospheric Administration)

Une espèce caractéristique habitant cette mangrove est le Périophtalme… Mais kescequecéqueça?!

Pas de panique, ce n’est qu’un poisson. Mais attention, pas un poisson comme les autres, sinon un article ne lui serait pas consacré sur ce blog. Ce périophtalme, appelons le Francis, ça sera plus simple. Je disais donc, Francis à la particularité d’être différent de ses confrères car il passe la majeure partie de son temps à vivre hors de l’eau, et oui, Dame Nature lui à donné de quoi respirer hors de l’eau.

Pour le décrire un peu, il ne mesure pas plus de 25cm et possède 2 yeux placés haut sur la tête et orientables de façon indépendante.  Et en plus de ces yeux, pour compléter son allure on ne peut moins originale, il se déplace hors de l’eau grâce à ses petites nageoires pectorales à la manière d’un campeur coincé dans son sac de couchage…

Périophtalme (www.bestiaire.fr)

Francis possède même une ventouse sur le ventre lui permettant de rester fixé sur une branche ou une racine, même verticale pendant qu’il chasse son met préféré, composé d’insectes et autres invertébrés.

Enfin, comme tous les poissons, il vit également dans l’eau mais ne peut y survivre plus de 10 minutes sans remonter à la surface.

Si vous êtes convaincus et partez dans les tropiques, j’espère que le Périophtalme vous procurera le même plaisir que j’ai eu à l’observer tranquillement en France dans quelques grands aquariums de notre métropole.

Et si vous souhaitez un aperçu, sachez également que Francis et l’un de ses amis sont actuellement en guest star d’un spot publicitaire pour une voiture mais je n’en dirai pas plus…

Périophtalmes (www.bestiaire.fr)

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