Archive(s) pour la catégorie ‘Curiosités animales’

Le cracheur de sang…

Mercredi 18 mai 2011

Aujourd’hui, je vous propose de revenir un peu dans le monde des insectes pour vous parler de l’un d’entre eux, pour le moins original : le Timarque, bien plus connu sous le nom de Crache-sang !

Bon, c’est sur qu’avec un nom comme ça, notre nouvel ami n’inspire pas tout de suite grande sympathie. Mais rassurez vous car, à la fin de l’article, quand vous le connaîtrez mieux, je suis sure que vous aller l’apprécier avec sa petite bouille craquante et sa drôle d’allure.

En effet, ce petit insecte de la famille des scarabées est perché sur de grandes pattes, ce qui lui donne une démarche assez particulière, un peu comme ces filles qui essayent (sans réussite) de porter des talons haut… (J’imagine que vous voyez déjà mieux de quoi je parle!)

Enfin, si j’ai décidé de vous parler de lui, c’est surtout pour sa curieuse technique de défense face aux prédateurs, comportement qui lui a d’ailleurs value le nom de Crache-sang. En effet, lorsque l’un de ses prédateur s’approche, ou bien simplement lorsqu’on le dérange, le Timarque, dépourvu d’ailes, ne peut s’enfuir dans les airs. Il utilise donc une bonne vieille technique ayant fait ses preuves : il fait le mort, se rendant ainsi bien moins appétissant. Mais lorsque cela ne suffit pas à détourner les prédateurs, il se met a cracher littéralement un liquide rouge sang constitué d’hémolymphe par la bouche mais aussi parfois par les pattes, ce qui décourage les enquiquineurs les plus tenaces. Mais rassurez vous, bien que cela est souvent spectaculaire, il n’en souffre pas, ce n’est qu’un leurre pour survivre.

Crache-sang (source : http://cabri27.skyrock.com/2.html)

Maintenant que vous en savez un peu plus, j’espère que notre ami Crache-sang vous est bien plus sympathique. Si tel est le cas et que vous souhaitez l’observer, je vous invite à repérer, aux abords des forêts ou dans les prairies alentours, des plantes très répandues : les gaillets (vous savez, ces plantes qui ne peuvent s’empêcher de s’accrocher à vous dès que vous les frôlez) car il s’agit de la nourriture favorite des Crache-sang. En scrutant bien le sol à leur recherche, vous pourrez ainsi vous délecter de sa paisible petite vie et de son amusante démarche.

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Un tronc, deux troncs, … citron !

Vendredi 13 mai 2011

Pour aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un petit insecte très actuel. Non promis pas une affreuse bestiole avec plein de poils et de pattes qui court partout mais plutôt un beau papillon.

Annonciateur des beaux jours, c’est probablement l’un des premiers que vous apercevez au printemps, j’ai nommé le Citron qui, comme vous l’avez deviné, tire son nom de l’agrume, non pas pour le goût (je vous le déconseille, une infusion d’insectes n’a jamais rendu plus beau, fort ou intelligent…) mais pour l’éclatante couleur jaune vif du mâle, alors que la femelle est généralement plus verte.

Autre point intéressant, lorsqu’ils se posent, les Citrons replient toujours leur ailes dont la forme imitent des feuilles(encore un exemple de mimétisme). Mais cette ressemblance ne s’arrête pas là car en plus de la forme, mâles comme femelles ont le dessous des ailes (la partie visible au repos donc) bien vertes et ornées de nervures, ce qui leur permet d’imiter une feuille à la perfection et donc de se fondre dans le décor. Pour preuve, voici un Citron bien camouflé que j’ai croisé vers la mi-avril.

Citron (© Romain Daugeron)

Je vous invite donc à bien regarder autour de vous lors de vos prochaines balades champêtre car bien que le citron est très visible au printemps, il laisse rapidement sa place à d’autres congénères, pour le plus grand plaisir de nos yeux, émerveillés par leurs ballets aériens, avant de repointer le bout de ses ailes à la fin du mois d’aout.

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Le Coucou, roi des escrocs!

Mardi 26 avril 2011

Bienvenue à vous, cette semaine je vous ai promis un article sur un oiseau dont vous deviez chercher la particularité. Vous vous souvenez, le Coucou! Comment ça non, vous n’avez pas trouvé?! J’espère que vous avez au moins retenu le nom de l’insecte de la semaine dernière…La Coccidelle? Non. Euh, la Cicanelle? Non plus. La Cicadelle? Oui! J’ai cru que vous ne vous en rappeliez plus.

Coucou gris (le plus courant en Europe) by Gabriel Buissart

Enfin bref, aujourd’hui, le Coucou est au centre de toute notre attention. Oiseau migrateur,  on le rencontre dans nos contrées vers la mi-avril où il annonce sa présence en chantant à tue-tête. Pourtant, bien que très connu pour son chant annonciateur du printemps, le Coucou est généralement inconnu de visu pour la plupart des personnes. Qui peut se vanter d’en avoir aperçu un? Peu de monde… Car bien qu’il clame sa présence à qui veut l’entendre, il sait rester discret.

Mais, la plus grande particularité du Coucou (et donc la raison de cet article) est que cet oiseau ne construit pas de nids. En bon fainéant, il préfère profiter du travail des autres et, pour faire simple, il choisit de berner son monde en pondant dans le nid d’un autre oiseau, souvent bien plus petit!

Pour cela, lorsque l’oiseau à piéger quitte son nid, le Coucou en profite pour voler un de ses œufs (et oui, les oiseaux comptent les œufs…), pondre le sien et s’envoler au loin sans jamais revoir sa progéniture qui sera amoureusement couvée par ses parents adoptifs.

Mais le vice de cette espèce ne s’arrête pas là, car lorsque le petit Coucou nait, sa première intuition est d’expulser les autres œufs ou oisillons hors du nid afin de le garder pour lui tout seul et se faire chouchouter par ses parents adoptifs qui, sans relâche, nourriront ce glouton qui finira par atteindre jusqu’à 10 fois leur taille…

Rousserolle effarvatte nourrissant un poussin de Coucou gris (by H. Olsen)

La nature est donc aussi belle pour le Coucou qu’elle peut être cruelle pour d’autres.

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Drôle de cocon!

Lundi 18 avril 2011

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous emmène une fois de plus en excursion dans nos campagnes à la découverte d’un insecte méconnu qui vous a surement dégouté, à tort, plus d’une fois. Comment ça dégouté?! Je vous vois venir, vous à qui, depuis la découverte de ce blog, rien ne fais plus peur…

Ce petit insecte proche des cigales d’une taille de l’ordre d’1cm s’appelle la Cicadelle écumeuse et c’est à cette époque de l’année que l’on peut découvrir son étonnante particularité, alors ouvrez bien vos yeux lors de vos prochaines balades.

Cicadelle écumeuse (©Entomart.ins)

En effet, au printemps, vous avez surement déjà remarqué ces amas écumeux que l’on trouve dans l’herbe ou sur les branches des arbres et qui ressemblent à s’y méprendre à un crachat, non? Mais si, mais si, réfléchissez bien vous avez forcément déjà vu ça, cet amas visqueux que nos aïeuls appellent communément « crachats de coucou », hors ce pauvre oiseau n’y est strictement pour rien, bien que celui ci présente une curiosité dont je vous ferais part dans mon prochain article…

« Crachat de Coucou » (© Romain Daugeron)

Mais revenons à nos moutons, euh cicadelles. Ces dernières sont bien à l’origine de ces « crachats » mais il ne s’agit pas de ce que vous croyez. Ces petits bulles écumeuses sont en réalité le couffin de leurs larves. Il permet de les protéger des parasites qui voudraient les embêter mais aussi d’éviter qu’elles ne se dessèchent. Ce cocon agit en quelque sorte comme une climatisation. Et en écartant délicatement la substance avec un brin d’herbe vous y découvrirez une petite larve qui se nourrit de la sève du végétal sur lequel elle se trouve.

Finalement, pas de quoi en faire un drame, vous savez désormais ce que sont ces petits crachats totalement inoffensifs. Maintenant à vous de jouez et de découvrir quelle est la particularité du Coucou dont je vous parlerais la prochaine fois…

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Le bandit masqué

Mercredi 13 avril 2011

Ces derniers jours, sous la pression exercé par le beau temps dehors, je n’ai pu m’empêcher de m’accorder une journée de détente et de verdure. Pour la première fois depuis des semaines, j’ai mis de côté tous mes dossiers et autres travaux universitaires pour aller me balader dans nos belles contrées françaises. Rien de tel pour trouver l’inspiration en vue d’un nouvel article car cette fois-ci, après quelques espèces exotiques, j’ai choisi de vous faire découvrir des petites curiosités qui nous sont proches et que vous pourrez vous même observer lors de vos prochaines sorties nature. En effet, pourquoi aller chercher des curiosités à l’autre bout du monde quand celles ci se présentent juste sous notre nez?

Pour accompagner l’arrivée des beaux jours, j’ai choisi de me pencher sur le cas d’une espèce migratrice qui séjourne en France durant l’été et au comportement ô combien étrange : la pie grièche écorcheur.

Pie grièche écorcheur (by Julien Laignel)

Bien que portant un nom plutôt barbare, cet oiseau, aussi grand qu’un merle, est en fait très élégant avec ses allures de bandit masqué. Mais le plus intéressant, c’est son comportement assez fascinant. Je m’explique. Lorsque je l’ai découvert, il y a maintenant quelques années, je me promenais le long d’une haie épineuse quand son cri particulier, un TCHAK agressif et répété sans cesse, m’a pour le moins surpris. Une fois l’oiseau repéré, je me suis ensuite approchée discrètement pour le prendre en photo et ce que j’aperçus dans la haie me déconcerta : de nombreux insectes étaient tout bonnement plantés sur les épines des arbres. Sur le coup je me suis demandé qui pouvait bien faire ça et j’ai eu ma réponse assez rapidement quand je vis cette fameuse pie grièche écorcheur empaler une guêpe sous mes yeux…

Plus tard, j’ai appris que ces endroits particuliers constituant leur garde-manger, sont communément appelé « lardoir » et que cette même pie grièche, dont le régime alimentaire est principalement constitué d’insectes est aussi capable d’attraper des lézards, voir de jeunes oiseaux ou des petits rongeurs afin de leur réserver le même sort… On a quand même connu plus alléchant comme garde-manger!

Mais si vous découvrez un jour, au coin d’une haie ou d’un fil barbelé, cette étrange vision, n’hésitez pas à regarder autour de vous et à tendre l’oreille, peut être aurez vous la chance de voir ce magnifique oiseau (présent en France de mai à septembre), signe d’un milieu sain et riche en insectes.

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Une chenille pas comme les autres!

Vendredi 8 avril 2011

Chers lecteurs, bien que mon emploi du temps soit actuellement très chargé, je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir une nouvelle espèce extraordinaire : le Grand Mormon.

Menant une vie paisible en Asie du Sud-Est, ce Grand Mormon, dont le nom n’est pas très parlant est en fait un papillon. Mesurant environ 10 cm d’envergure, il ne présente jusque là rien d’extraordinaire et, bien qu’élégant, sa forme adulte me laisse de marbre. Cependant, s’il figure sur ce blog, vous vous doutez bien qu’il nous cache une particularité bien curieuse.

Grand Mormon (by Antoine Taveneaux)

Cette particularité, vous l’avez compris, ne se trouve pas lorsqu’il se trouve sous forme adulte mais bel et bien lorsqu’il n’est encore qu’une toute petite, frêle et innocente chenille. En effet, il est d’usage de penser que les chenilles ne sont qu’une étape pour le moins inesthétique dans la croissance des papillons. Certaines ont même tendance à adopter des couleurs ternes pour se fondre dans le paysage, elles pratiques ce qu’on appelle du mimétisme. La chenille qui nous intéresse aujourd’hui est même très forte à ce petit jeu. Pour éviter de se dévorer par les oiseaux, elle imite leurs propres déjections (pour voir une photo, suivez ce lien).

Mais cette chenille fait encore plus fort! Lorsqu’elle est trop grosse pour rester crédible sous son premier déguisement, elle abandonne la stratégie de camouflage elle se met à ressembler à s’y méprendre à un serpent pour effrayer les oiseaux…Brrrr, ça en ferait froid dans le dos…

Et encore une fois, ça ne s’arrête pas la, la chenille du Grand Mormon est pleine de ressources. Figurez-vous que lorsque qu’un oiseau téméraire va tout de même la taquiner, elle sort brusquement son arme secrète : un organe rouge et fourchu laissant furieusement penser à la langue du reptile qu’elle imite!! Avec un tel effet de surprise, la chenille du Grand Mormon fait déguerpir en moins de 2 les derniers agresseurs. Autant dire qu’elle doit faire sursauter bien des oiseaux.

Pour voir des photos, rendez-vous à l’adresse suivante,  les photos sont vraiment très belles.

Allez, sur cette nouvelle découverte riche en surprise, je vous laisse profiter des photos et vous souhaite une bonne journée!

A bientôt pour d’autres curiosités.

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Drôle de vie dans les mangroves

Dimanche 3 avril 2011

Aujourd’hui, je vous propose de repartir en voyage et de faire escale sur la côte du pays tropical de votre choix à la rencontre d’un milieu particulier, mais surtout d’une espèce particulière…

Le mystère n’étant pas mon genre, le milieu dont je vous parle est la mangrove. Ce milieu ressemble à une grande forêt située sur la zone de balancement des marées. Une partie de la végétation est alors souvent immergée, c’est pourquoi, pour réussir à capter de l’oxygène, les arbres qui vivent ici possèdent de grandes racines aériennes.

Mangrove (by US National Oceanic and Atmospheric Administration)

Une espèce caractéristique habitant cette mangrove est le Périophtalme… Mais kescequecéqueça?!

Pas de panique, ce n’est qu’un poisson. Mais attention, pas un poisson comme les autres, sinon un article ne lui serait pas consacré sur ce blog. Ce périophtalme, appelons le Francis, ça sera plus simple. Je disais donc, Francis à la particularité d’être différent de ses confrères car il passe la majeure partie de son temps à vivre hors de l’eau, et oui, Dame Nature lui à donné de quoi respirer hors de l’eau.

Pour le décrire un peu, il ne mesure pas plus de 25cm et possède 2 yeux placés haut sur la tête et orientables de façon indépendante.  Et en plus de ces yeux, pour compléter son allure on ne peut moins originale, il se déplace hors de l’eau grâce à ses petites nageoires pectorales à la manière d’un campeur coincé dans son sac de couchage…

Périophtalme (www.bestiaire.fr)

Francis possède même une ventouse sur le ventre lui permettant de rester fixé sur une branche ou une racine, même verticale pendant qu’il chasse son met préféré, composé d’insectes et autres invertébrés.

Enfin, comme tous les poissons, il vit également dans l’eau mais ne peut y survivre plus de 10 minutes sans remonter à la surface.

Si vous êtes convaincus et partez dans les tropiques, j’espère que le Périophtalme vous procurera le même plaisir que j’ai eu à l’observer tranquillement en France dans quelques grands aquariums de notre métropole.

Et si vous souhaitez un aperçu, sachez également que Francis et l’un de ses amis sont actuellement en guest star d’un spot publicitaire pour une voiture mais je n’en dirai pas plus…

Périophtalmes (www.bestiaire.fr)

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Un grillon dans le métro

Samedi 19 mars 2011

Afin d’inaugurer ce blog sur les petites curiosités de la Nature, quoi de mieux que de se pencher sur le lieu le moins sauvage que l’on puisse trouver en France! Oui vous avez bien lu, nous allons nous immiscer en plein cœur de Paris car, malgré les apparences, la capitale abrite des centaines d’espèces animales et végétales et regorge d’écosystèmes insolites.

Pour ce premier article, nous pénétrons aujourd’hui dans les entrailles de la ville afin d’y découvrir un habitant pour le moins insolite et inattendu, le grillon!

Originaire, d’Afghanistan il est arrivé en France au Moyen-âge, grâce, semble-t-il, à l’importation d’épices. Mais à Paris, le climat étant bien moins clément qu’en Orient ou en Provence, ce petit insecte s’est tout d’abord réfugié au chaud près des fours à bois des boulangers. Cependant, ces dernières années, les fours à bois se sont fait de plus en plus rares et les grillons sont alors partis à la conquête d’un nouveau lieu de vie confortable : les voies ferrées du métro!

Cet attachant animal y profite des nombreux recoins que lui offre le ballast (pierres recouvrant le sol entre les rails du métro) pour se cacher et bénéficie de la chaleur du lieu, allant de 27°C en matinée à 34°C aux heures de pointe pour y vivre une paisible existence loin de sa campagne natale.

Seulement, ce petit orthoptère se fait de plus en plus en rare car le ballast, son petit nid douillet, est souvent remplacé par du vulgaire béton. Mais ce n’est pas tout!  Non seulement il n’a plus de quoi se loger que voilà la Loi Évin qui le prive de sa plus importante source de nourriture, le mégot de cigarette! Eh non, vous ne rêvez pas, le grillon parisien a des goûts assez particuliers…

Mais fort heureusement pour notre valeureux grillon, une association  riche d’une centaine de membres, la Ligue de Protection des Grillons du Métro Parisien, veille sur sa bonne santé depuis 1992 en initiant certains repeuplements et en faisant tous leur possible pour limiter la durée des grèves car ces dernières réduisent considérablement la température que nos chers grillons recherchent désespérément.

Si vous désirez les entendre clamer leur présence, rendez vous sur les lignes 3 et 9 pour profiter de leur chant…

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