[Retour sur] Stargate Universe

Je regarde à nouveau depuis quelques temps l’intégrale de Stargate. Les coffrets de SG1 et Atlantis étaient sagement rangés dans une vitrine, attendant leur tour.
Il y aurait beaucoup à dire sur ces deux séries. Sur les métaphores sociales, sur les clichés parfois un peu lourds, sur les détails historiques et mythologiques, sur les personnages et sur l’humour, sur les effets spéciaux, sur les incohérences, de plus en plus nombreuses au fil des années. La musique et les décors à eux seuls mériteraient des pages entières de louanges (et de critiques).

Mais revoir ces trois cents épisodes me renvoie surtout le gâchis de Stargate Universe, que j’ai achevé il y a quelques mois.

image SGUSource

Ce second spin off partait de l’idée pas forcément originale mais néanmoins intéressante de l’utilisation du neuvième chevron. L’idée de science participative y est également présente, bien que voilée : le décryptage qui permet la première activation de la porte, et donc le début de la série, est résolu par un jeune homme qui croit avoir terminé un jeu vidéo (on peut faire ici le parallèle avec foldit, cette expérience où des centaines de personnes ont tordu des molécules virtuelles afin de trouver leurs configurations spatiales, à cette différence près : ils étaient conscients du caractère scientifique de l’expérience.) Les éléments de base de Stargate Atlantis sont présents : découverte d’un vaisseau Ancien, retour impossible, isolement, communication sporadique avec la terre, bataille pour le ravitaillement, découverte de nouveaux ennemis… Rien d’original, si ce n’est le décor, et le but du vaisseau : Atlantis était une cité, destinée à la vie et capable de voler, Destiny est un vaisseau d’exploration autonome, également capable d’abriter des scientifiques.

image destinyDestiny : Source

Stargate Universe, c’est la fin pathétique d’une série qui n’a pas su s’arrêter. Les dialogues sont creux, les personnages insipides et leurs rapports les uns aux autres pitoyables.
Reste quelques éclairs de génies scénaristiques, ayant exclusivement trait aux capacités du vaisseau. Ce vaisseau aux décors steampunk, capable d’interagir avec le cerveau de ses habitants, de manière consciente et inconsciente, capable de manipuler leur esprit pour les aider, capable de conserver l’empreinte énergétique d’un individu après sa mort. Ce vaisseau d’exploration scientifique, tirant son énergie du cœur des étoiles (Sunshine, hello ?). Ce vaisseau préfigurant les futurs pouvoirs des Anciens, avant leur ascension, avant leur apogée.
Et la musique, complètement différente de celles des séries précédentes, beaucoup plus métallique, obsédante, originale.

Voilà, Stagate Universe, c’est ça : de très mauvais héros, des facilités scénaristiques énormes, un vaisseau merveilleux, des décors travaillés, une musique de fou.


Rattrapage exprès : Stargate est une série qui suit les aventures d’une équipe de terriens, militaires et scientifiques, parcourant la galaxie grâce à un appareil Ancien appelé la porte des étoiles qui creuse des trous de vers dans l’espace. Chacun de ces grands portails possède 9 chevrons qui servent à « appeler » d’autres coordonnées spatiales. La première série utilise 7 chevrons, la seconde 8, et la troisième… vous avez compris.

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La magie de la science-fiction

Si vous connaissez la série « The Big Bang Theory », vous avez probablement déjà vu Sheldon expliquer pourquoi Superman est un personnage complétement incohérent : non pas parce qu’il vole, comme le suppose ingénument Penny, mais parce que si Superman rattrapait Loïs comme il le fait dans la « vraie vie », elle se briserait et les morceaux tomberaient de chaque côtés des bras de Clark.

Qu’est-ce qui nous permet d’accepter certaines incompatibilités de la science fiction avec la réalité et nous en fait rejeter si catégoriquement d’autres ?

Qu’est-ce qui me laisse dire « ok, des robots humanoïdes de chair et de sang » et me fait hurler « non ! pas des anges ! » ?
Comment puis-je accepter des êtres de pures énergies, des sur-hommes maitrisant la télékinésie et la guérison par l’imposition des mains et refuser une galaxie entières peuplées d’anglophones ?
Pourquoi l’idée d’un complexe scientifique dirigé d’une main de fer par une Intelligence Artificielle machiavélique me réjouit-elle, alors que je grogne devant la faculté du premier héros venu à guérir en quelques secondes ?

Fake ScienceSource

Personnellement, ça marche avec tout ce que j’ai pu regarder en science-fiction (hormis sans doute Futurama :p). Vous avez des hypothèses ?

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Voilà une chose que je voulais faire depuis bien longtemps…

Le sujet Science et Fiction de ce blog est loin d’être novateur ; de nombreux articles très bien documentés et bien mieux rédigés que les miens sont disponibles sur la toile. Voici donc une sélection rapide sur Knowtex =)

  • La science vue au cinéma SF, horreur, péplum, aventure, film scientifique, caricature… Comment l’industrie de l’audiovisuel, utilise ou représente la culture scientifique et technique ?
  • Science + Films + TV Les rencontres de la science avec le cinéma et la télévision.
  • Littérature et Science De Jules Verne à Asimov, la science au coeur des livres.
  • Sciences & BD Est-ce que la bédé scientifique existe? Mais d’abord : qu’est-ce que la bédé scientifique…?
  • Science et Fiction ici et

Toujours sur Knowtex, extrapolons un peu avec les weblistes à propos de la Science-Fiction :

Voilà. Y’a déjà de quoi faire…

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Serge et Luna

Aujourd’hui, on compare.

Pour ceux d’entre vous qui ne connaitraient pas Caprica, je vous présente Serge :

Crédit photo : everyjoe.com

Serge est un robot (oui, parfois, j’aime pointer l’évident). Serge est une sorte de majordome. Il reçoit les invités, vous propose une collation, prévient des intrusions, filtre les appels téléphoniques, sans doute est il aussi capable d’en passer (pour appeler la police ou le docteur, par exemple)… Et Serge parle, bien entendu. Serge est un robot de fiction.

Sauf que.

Laissez moi vous présenter Luna :

Crédit photo : Journal du Geek

Luna est également un robot. Mais Luna est réelle. Probablement commercialisée dès la fin de l’année, cette machine disposera d’une plate-forme entièrement programmable, et des packs de personnalités devraient voir le jour. Elle sera également équipée de toute une batterie de capteurs, de quoi lui donner toutes les fonctionnalités de Serge (ou presque).

La prochaine fois, je vous parlerai de Sonny et Nao !

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Euthanasions la technologie.

L’autre soir, lors d’une soirée entre amis, j’ai douté de ma raison.

Depuis quelques années, j’ai troqué ma fidèle montre à aiguille contre un objet magique et pluripotent. Un petit appareil qui tient dans la main, qui vibre et qui fait du bruit, qui tweete et consulte wikipédia, google ou que sais-je encore… mon téléphone portable. Lien social, gadget, jouet antistress, il a définitivement supplanté ma bonne vieille montre.

L’autre soir, donc, d’un geste habituel et presque inconscient, je consulte l’heure : une heure vingt trois (01:23). De manière incompréhensible, dix minutes plus tard, il est une heure du matin : les chiffres 01:04 sont affichés. Prise d’un doute, je vérifie auprès de mes voisins : il est en réalité minuit et demi : 00:30. Plus étonnant encore, en bidouillant je me rends compte que mon gadget infernal indique pour date le 11. Problème : nous sommes le 12 depuis une demi heure. Je m’étonne, recompte le nombre de verres avalés dans la soirée, regarde l’heure machinalement et rebelote : il est à nouveau une heure (01:02). En soixante minutes, ce téléphone de malheur aura donc indiqué successivement 01:23, 01:04 et 01:02…

Mon esprit s’égare. Étouffant les premières insultes qui me montent aux lèvres, je décide de surveiller le phénomène. Je prends la bête en main et plante mes yeux dans son écran. 01:05, 01:07, 01:12, 01:17, 01:22… 01:26… 01:21 !! J’ai dû craquer quelque part et il s’en est rendu compte ! Il me surveille !!! Après une bordée de juron, je reprends ma surveillance assidue et observe les minutes défiler : 01:23, 01:24, 01:25… 01:29… 01:00 ! Skynet, sors de cette machine !!

Le soulèvement des machines, ce n’est pas un holocauste nucléaire, ce ne sont pas de diaboliques robots traquant les humains, noooon, c’est beaucoup plus subtil ! Le soulèvement des machines, c’est un écran bleu de la mort ! Un YLOD ! Un robot qui vous bat à papier cailloux ciseaux ! Une vitre électrique qui refuse de remonter en hiver et de descendre en été ! Un ordinateur qui se met à vous parler anglais ! Un téléphone qui voyage dans le temps ! Tous ces petits tracas qui vous rendent la vie insupportable !

Alors je vous le dis : il faut euthanasier la technologie ! Retournons vivre dans les bois : à bas l’électronique !!!

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Menteur menteur

Quelques mots à propos d’une série qui dépote, « Lie to Me ». Cette fiction américaine est centrée autour du controversé Dr Carl Lightman et de sa non moins polémique science. Celle-ci consiste à observer les attitudes, les paroles, le ton, les modulations de la voix, la pression sanguine, la sudation, bref, les sujets étudiés, ainsi que leurs micro-expressions, pour en déduire les émotions ressenties et dissimulées – l’objectif le plus fréquent consistant à détecter le mensonge.

Qu’est-ce qu’une micro-expression ? Selon wikipedia, c’est une expression faciale brève et involontaire que le visage humain exprime selon la manière dont les émotions sont vécues – ce qu’on pourrait résumer en « une émotion réprimée qui s’exprime malgré tout le temps d’une fraction de seconde ».

Lightman est donc un expert du mensonge, entre observation et psychologie, bluffeur et borderline. Les personnages sont fictifs, mais la série s’appuie sur des travaux tout à fait réels de chercheurs. Parmi eux, on peut citer les premiers scientifiques à qualifier le terme de micro-expression ; il s’agit de Haggard et Isaacs, en 1966, qui cherchaient des preuves de communication non-verbale. Incontournable également, Paul Ekman, qui définit en 1972 six expressions universelles : peur, dégoût, colère, joie, tristesse, surprise. La liste est même allongée dans les années 90. Pour cela, il montre des photos présentant diverses émotions à des Papous de Nouvelle Guinée en leur demandant de les reconnaître ; il en conclut qu’il existe des émotions universellement reconnues, même entre des individus n’ayant aucunes références culturelles communes (Ekman accrédite ainsi la théorie que Darwin avait écrit à ce sujet). En partant de ce postulat, on peut alors mesurer la manière dont elles s’expriment sur le visage humain à travers les mouvements des muscles.

En combinant la reconnaissance des expressions, la notion de micro-expression et les travaux de psychologue, il est donc théoriquement possible de prouver de manière scientifique l’état d’esprit de quelqu’un. Des instruments réels sont utilisés à ces fins : polygraphe, imagerie cérébrale, ralentis vidéo et arrêts sur image…

Je ne saurais que vous inviter à regarder cette vidéo de universcience.tv qui explique en quoi les prouesses des protagonistes ne peuvent s’accorder avec les demandes d’un tribunal : le pourcentage de découverte de la vérité est de 60%, à peine plus que le hasard et loin de la fiabilité nécessaire à la justice. Fait étrange mais guère mis en avant dans le reportage, le chercheur interrogé n’est pas d’accord avec M. Ekman, puisqu’il catégorise le dégoût différemment. Monsieur qui est, soit dit en passant, conseiller pour la série.

Résumons. Lie to Me est donc une série qui utilise des théories scientifiques. Controversée, cette science prédictive se révèle fonctionnelle mais d’une efficacité relative. Si j’osais une comparaison irrévérencieuse, je dirais que c’est un peu comme la météo…

Sources : wikipédia, universcience.tv

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Laissez moi m’offusquer !

Cette indignation me vient en réaction à ce que j’ai pu lire sur MinuteBuzz. Un article nommé « La fièvre du samedi soir s’empare des robots » (par ici) présente une vidéo de cinq NAO dansant, avec ce commentaire : « Si nous étions dans un épisode de Terminator, ce serait sûrement le premier pas vers le jugement dernier. » Eh bien je dis non ! Je m’explique.

Nao est un petit robot humanoïde haut de 58cm, développé par Aldebaran Robotics. Tout son intérêt réside dans le fait qu’il est programmable : vous pouvez ainsi ajuster son comportement à l’usage que vous voulez en faire : un garde malade, un compagnon de jeu, un gadget un peu cabotin… Car il bouge, il parle, écoute et peu ainsi réagir comme il a été programmé pour le faire. Pas d’intelligence artificielle dans cette petite merveille. Car vous ne pourrez pas lui enlever ça : il est magnifique ; agile ; il sait même jouer au foot, pour peu qu’on lui apprenne le programme pour ça.

Alors certes, dans Terminator, le courroux de Skynet s’illustre aussi sous la forme de robots humanoïdes. Peut-être même sont-ils (au début) seulement programmés – donc sans IA – pour rechercher les humains et interagir de manière de plus en plus crédible avec eux. Et en ce sens, en ce sens uniquement, la vidéo mettant Nao à l’honneur peut vaguement faire penser au spectre de Terminator. Mais.

D’une, pas au jugement dernier, puisque ce jour s’exprime dans la franchise sous la forme d’une attaque nucléaire de la part d’une entité virtuelle, Skynet, et non pas sous la forme de combats contre des robots intelligents comme dans Battlestar Galactica, au hasard. (Oui, je sais que dans cette série, tout commence par un holocauste nucléaire ; mais commandé par des robots autonomes et pensant.)

De deux, les nao ne sont pas des robots intelligents ; tant que les progrès dans le domaine de l’intelligence artificielle ne seront pas pas bien plus avancés, aucun risque. Il est pour moi beaucoup plus dangereux de travailler sur l’apprentissage des robots que sur ce qu’on pourrait appeler des poupées robotisées. Parce que si personne ne développe d’IA, Nao restera toujours un jouet articulé, tandis que si on se concentre sur l’IA, rien ne nous dit qu’elle ne sera pas capable un jour de fabriquer des corps robotiques pour se matérialiser.

Mais de toute façon, et c’est mon troisième point, on a déjà paré à la menace fantôme grâce à cette solution capitaliste : l’obsolescence programmée !

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Bonjour et bienvenue !

Que dire, que dire ?

Ceci est le premier article de ce blog universitaire, qui traitera de la Science dans les œuvres de Science Fiction. Les premiers contenus seront mis en ligne prochainement =)

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